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Livre blanc · Étude propriétaire

Baromètre du portage salarial Cinq ans de données Weepo. Cinq sources indépendantes. Un portrait chiffré du salarié porté français.

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Régime micro BNC : fonctionnement, seuil et calcul en 2026

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Vous exercez une activité libérale et la fiscalité vous semble complexe ? Le régime micro BNC est souvent la première option envisagée. Allégé en formalités, accessible dès le démarrage, il attire chaque année des dizaines de milliers de professionnels. Encore faut-il comprendre ce qu'il implique concrètement, ses limites, et dans quels cas d'autres solutions s'avèrent plus avantageuses.

Régime micro BNC : régime fiscal simplifié pour les professions libérales (BNC) dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 77 700 € en 2026. L'imposition porte sur 66 % du CA déclaré, après un abattement forfaitaire de 34 % censé couvrir les charges professionnelles. Comptabilité réduite au minimum.

À retenir :

  • Le seuil du micro BNC est de 77 700 € de CA annuel HT en 2026 (maintenu depuis 2023).
  • L'abattement forfaitaire est de 34 %, contre 50 % pour les services BIC.
  • Les cotisations sociales sont calculées sur le CA brut, pas sur le bénéfice.

Qu'est-ce que le régime micro BNC, concrètement ?

Le régime micro BNC est le régime fiscal simplifié pour les professions libérales relevant des Bénéfices Non Commerciaux. Il s'applique aux professionnels dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 77 700 €. Son principe : l'administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 34 % sur le CA brut pour estimer les charges professionnelles, sans que le professionnel ait à justifier chaque dépense. Seul le bénéfice ainsi calculé (66 % du CA) est soumis à l'impôt sur le revenu. Les obligations comptables se limitent à la tenue d'un livre de recettes chronologique. Ce régime concerne notamment les consultants indépendants, les formateurs, les professionnels de santé libéraux, les avocats et de nombreuses professions du conseil. Il constitue souvent le point de départ pour les libéraux qui se lancent, avant d'envisager un passage au régime réel ou une alternative comme le portage salarial.

Concrètement, vous n'avez pas besoin de bilan comptable. Un simple registre de recettes (chronologique, sans trou) suffit. Vous déclarez votre CA sur le formulaire 2042-C-PRO chaque printemps. L'administration fait le reste. Ce qui tranche nettement avec le régime réel, ou déclaration contrôlée, où chaque charge doit être documentée via un formulaire 2035.

Ce régime s'oppose donc à la déclaration contrôlée, où vous déduisez vos charges réelles. Si vos charges effectives dépassent 34 % de votre CA (formations, logiciels, déplacements fréquents...), la déclaration contrôlée peut s'avérer plus avantageuse fiscalement. C'est une question de maths, pas de statut.

Qui peut bénéficier du régime micro BNC ?

Le régime micro BNC est accessible à toute personne physique exerçant une activité libérale relevant des Bénéfices Non Commerciaux, à condition de ne pas dépasser 77 700 € de chiffre d'affaires annuel hors taxes. Sont concernés les professions libérales non réglementées (consultants, coachs, formateurs, rédacteurs, développeurs informatiques indépendants) et les professions libérales réglementées (médecins, infirmiers, avocats, architectes) qui n'ont pas opté pour le régime réel. Le régime est incompatible avec les activités commerciales ou artisanales, qui relèvent du régime micro BIC. Une même personne peut cumuler une activité BNC et une activité BIC, mais chaque activité est soumise à son propre régime et à son propre plafond de chiffre d'affaires.

Sauf que la réalité est plus nuancée. Certains libéraux réglementés ne peuvent pas opter pour le statut auto-entrepreneur. D'autres (médecins, sages-femmes, kinésithérapeutes) relèvent d'une caisse de retraite spécifique hors SSI. Ce point ne change pas l'éligibilité au micro BNC sur le plan fiscal, mais modifie l'interlocuteur pour les cotisations sociales.

Pour les libéraux non réglementés, précision utile : opter pour le statut auto-entrepreneur et opter pour le micro BNC, c'est en pratique la même chose. L'auto-entrepreneur qui exerce une activité libérale relève automatiquement du régime micro BNC pour sa fiscalité, avec affiliation à la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants). Les deux termes coexistent, selon que l'on parle de l'angle fiscal (micro BNC) ou de l'angle administratif (auto-entrepreneur). Voir aussi notre guide sur le choix du statut professionnel.

Quel est le seuil du micro BNC en 2026 et comment calcule-t-on l'impôt ?

Le seuil d'application du micro BNC pour 2026 est de 77 700 € de chiffre d'affaires annuel HT. Ce plafond est révisé tous les trois ans en cohérence avec l'évolution des limites de l'impôt sur le revenu. Il était de 72 600 € avant 2023 et a été relevé depuis. Selon l'URSSAF, plus de 2,3 millions de micro-entrepreneurs étaient actifs en France au premier trimestre 2025, dont une part importante en BNC.

Dépasser ce seuil pendant deux années civiles consécutives entraîne le passage automatique à la déclaration contrôlée à partir du 1er janvier de l'année suivante. Une seule année de dépassement ne change rien. Vous restez micro BNC.

Le calcul de l'impôt suit trois étapes simples :

  1. Vous déclarez votre CA annuel brut sur le formulaire 2042-C-PRO.
  2. L'administration applique un abattement de 34 %, soit un minimum de 305 €.
  3. Les 66 % restants s'ajoutent à vos autres revenus et sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu.

Exemple : un consultant qui facture 55 000 € de CA déclarera 55 000 x 0,66 = 36 300 € de revenus professionnels. À un taux marginal de 30 %, l'impôt sur ces revenus professionnels sera d'environ 10 890 €.

Le versement libératoire de l'impôt (VFL) est une option disponible si votre revenu fiscal de référence de l'année N-2 ne dépasse pas un certain plafond (indexé sur le quotient familial). Dans ce cas, vous réglez un taux fixe de 2,2 % sur votre CA directement avec vos cotisations sociales. Pas de mauvaise surprise en fin d'année. Pour vérifier votre éligibilité au VFL, consultez service-public.fr.

Les cotisations sociales, quant à elles, sont calculées sur le CA brut (avant abattement), à un taux global d'environ 21,1 % pour les libéraux non réglementés en SSI.

Micro BNC ou micro BIC : quelle différence ?

Les deux régimes ont le même principe de base : un abattement forfaitaire sur le CA, sans déduction des charges réelles. La différence tient à la nature de l'activité et au taux d'abattement.

Le micro BIC concerne les activités commerciales et artisanales. L'abattement est de 50 % pour les prestations de services, et de 71 % pour les ventes de marchandises. Le micro BNC, réservé aux professions libérales, ne bénéficie que de 34 %. L'écart n'est pas anodin : pour un CA de 60 000 €, le revenu imposable sera de 39 600 € en BNC contre 30 000 € en BIC services. La différence d'impôt peut atteindre plusieurs milliers d'euros par an.

Pourquoi cet écart ? L'idée implicite du législateur est que les libéraux ont moins de charges matérielles (pas de stock, peu d'outillage). C'est vrai pour certains, beaucoup moins pour un consultant IT qui investit en formations, abonnements logiciels et déplacements clients. Pourtant, tous supportent le même abattement de 34 %. C'est là que la déclaration contrôlée, ou le portage salarial, peuvent changer la donne. Retrouvez notre analyse complète dans notre article sur le portage salarial vs micro-entreprise.

Micro BNC ou portage salarial : faut-il changer de statut ?

La question se pose naturellement quand l'activité se développe. Le micro BNC a des limites concrètes : plafond de CA à 77 700 €, absence de déduction des charges réelles, pas de couverture chômage en cas d'arrêt d'activité, et des droits retraite souvent inférieurs à ceux du régime général.

Le portage salarial répond à ces limites. Vous conservez votre autonomie commerciale tout en bénéficiant du statut salarié : fiche de paie, cotisations retraite du régime général, accès à l'assurance chômage (ARE), mutuelle d'entreprise. Selon les données PRISM'Emploi 2024, le secteur du portage salarial représentait plus de 90 000 équivalents temps plein en France, avec une croissance annuelle soutenue depuis 2020.

Sur le plan purement financier, les deux statuts sont proches pour des CA autour de 50 000 à 65 000 €. En portage salarial, le net après frais de gestion (entre 5 et 10 % selon la société) varie généralement entre 48 et 55 % du CA facturé. En micro BNC, le net après impôt et cotisations sociales dépend fortement de votre taux marginal d'imposition. La différence se fait surtout sur la protection sociale et la tranquillité administrative. Pour ceux qui cherchent à simplifier leur quotidien tout en sécurisant leur avenir, le portage salarial mérite une vraie comparaison.

À lire aussi : notre guide sur l'URSSAF pour les indépendants pour comprendre vos obligations sociales quel que soit votre statut.

Questions fréquentes sur le régime micro BNC

Comment savoir si je suis en micro BNC ou en déclaration contrôlée ?

Si votre CA annuel est inférieur à 77 700 € et que vous n'avez pas formulé d'option pour le régime réel, vous relevez du micro BNC par défaut. Si vous avez dépassé ce seuil deux années consécutives, ou si vous avez opté volontairement pour la déclaration contrôlée (formulaire 2035), vous êtes au régime réel. Consultez Légifrance pour le texte de référence.

Quelle différence entre auto-entrepreneur et micro BNC ?

Pour les professions libérales non réglementées, les deux termes désignent en pratique la même réalité. Le statut auto-entrepreneur est un régime social et administratif qui, pour une activité libérale, correspond fiscalement à un micro BNC. La différence existe principalement pour les libéraux réglementés (médecins, avocats...) qui ne peuvent pas toujours opter pour le régime auto-entrepreneur.

Quelle est la différence entre micro BNC et micro BIC ?

Le micro BIC concerne les activités commerciales et artisanales (abattement 50 % sur services, 71 % sur ventes). Le micro BNC concerne les professions libérales (abattement 34 %). Le critère déterminant est la nature de votre activité, pas votre préférence. Un consultant IT ou un formateur relève du BNC. Un artisan ou un commerçant relève du BIC.

Peut-on cumuler le régime micro BNC et un emploi salarié ?

Oui. Vous pouvez exercer une activité libérale en micro BNC tout en étant salarié par ailleurs. Vos revenus BNC et vos salaires sont déclarés séparément, puis soumis ensemble au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Vérifiez simplement les éventuelles clauses de non-concurrence ou d'exclusivité dans votre contrat de travail.

Ce qu'il faut retenir

  • Seuil 2026 : 77 700 € de CA annuel HT pour rester en micro BNC.
  • Abattement : 34 % forfaitaire, sans déduction des charges réelles.
  • Cotisations : calculées sur le CA brut, environ 21,1 % pour les libéraux SSI.
  • Versement libératoire : 2,2 % sur CA, option possible sous conditions de revenu.
  • Limites : plafond de CA, pas de chômage, protection sociale allégée par rapport au salariat.

Si votre activité se développe ou si vous souhaitez une protection sociale comparable à celle d'un salarié, le portage salarial avec Weepo est une piste sérieuse à explorer.

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Photo de profil de Lina MOREL

Responsable Marketing & Communication chez Weepo, je suis passionnée par l'animation du réseau et l'accompagnement de nos consultants. J'organise des événements parisiens et accompagne nos équipes régionales pour créer des moments d'échange enrichissants dans l'écosystème du portage salarial.

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