
Facture freelance : le guide complet pour bien la rédiger sans erreur
Mentions obligatoires, étapes, modèle et outils : apprenez à créer une facture freelance conforme et professionnelle pour sécuriser votre activité.

Résumé de l’article :
Envie de passer de salarié à indépendant mais la peur de l’insécurité vous freine ? Quitter un emploi stable pour se lancer dans l’entrepreneuriat comporte des risques financiers. Selon une étude de Statista, près de 57 % de cadres n’osent pas se lancer en raison de l’absence de revenu garanti. Sécuriser votre transition vers un travail indépendant s’avère donc nécessaire. C’est pourquoi, Weepo vous livre la méthode à suivre pour passer de salarié à auto-entrepreneur en minimisant les risques. De la manière de quitter un CDI intelligemment, au portage salarial pour devenir indépendant tout en restant salarié, misez sur une transition d’employé à freelance fortement sécurisée.
Avant de songer à passer de salarié à indépendant, commencez par comparer les deux situations afin de peser le pour et le contre de chaque statut. En tant que salarié, vous avez l’avantage de la sécurité financière grâce à votre salaire mensuel versé systématiquement à la même date. En tant qu’indépendant, vos revenus dépendent directement de votre implication et de votre investissement dans votre activité et peuvent donc fluctuer selon les périodes.
Pour vous aider à vous orienter, parcourez le tableau comparatif de la situation financière salarié/freelance :
| Critères | Salarié | Freelance / Indépendant |
|---|---|---|
| Revenus | Salaire mensuel fixe | Revenus variables selon l’implication et l’investissement |
| Régularité des revenus | Sécurité financière chaque mois, salaire versé à date fixe | Absence de garantie de revenus réguliers |
| Avantages en nature | Avantages possibles (téléphone, voiture, etc.) | Aucun avantage en nature fourni |
| Congés | 5 semaines de congés payés | Pas de congés payés |
| Protection sociale | Affiliation à la Sécurité sociale avec bonne couverture | Affiliation à la SSI avec couverture sociale limitée |
| Santé | Complémentaire santé souvent prise en charge par l’employeur | Nécessité de souscrire une complémentaire santé privée |
Selon les articles L3142-105 à L3142-116 du Code du travail, le salarié peut bénéficier d’un congé afin de créer ou reprendre une entreprise. Il s’agit d’une solution intéressante si vous ne souhaitez pas mettre un terme à votre contrat de travail dans l’immédiat. Pour bénéficier d’un congé pour création ou reprise d’entreprise, vous devez justifier de 24 mois d’ancienneté (consécutifs ou non) dans l’entreprise et la durée maximale du congé doit être fixée par convention ou accord collectif. A défaut de convention, la durée maximale est fixée à un an, avec possibilité d’une année supplémentaire renouvelable. Pour demander un congé pour création d’entreprise, vous devez suivre la procédure suivante :
A l’issue de la procédure, l’employeur peut soit vous accorder le congé, refuser ou reporter la date de départ.
💡Bon à savoir : en cas de refus de votre demande de congé pour création d’entreprise, vous pouvez envisager de passer à temps partiel pour consacrer plus de temps à votre projet. La seule condition est de justifier de 24 mois d’ancienneté dans l’entreprise ou d’autres entreprises du groupe.
La rupture conventionnelle désigne un mode de rupture d’un contrat à durée indéterminée résultant d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. La rupture n’est imposée par aucune des deux parties. Toutefois, la rupture conventionnelle nécessite une procédure particulière incluant la rédaction d’une convention de rupture et un calendrier précis à respecter par les deux parties. Elle entraîne le paiement d’une indemnité de rupture conventionnelle par l’employeur au salarié. De ce fait, elle ouvre droit aux allocations chômage pour le salarié souhaitant créer son entreprise à la fin du contrat.
Selon le Code du travail, “Ont droit à l’ARE les salariés dont la perte d’emploi est involontaire. Remplissent cette condition les salariés dont la perte d’emploi résulte (notamment) : d’un licenciement (...).” (Décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage).”
En ce sens, le licenciement constitue donc une perte involontaire d’emploi peu importe le motif. Le salarié licencié est donc éligible à l’indemnisation chômage, ce qui représente une excellente opportunité pour le demandeur d’emploi qui souhaite créer une entreprise et bénéficier de l’allocation de retour à l’emploi (ARE).
Si elle est considérée comme légitime, la démission donne droit à une indemnisation chômage. Parmi les cas de démission légitime, on recense :
Pour assurer une transition de salarié à freelance efficace, pensez à vous former avant de vous lancer. Pour ce faire, voici les types de formations à envisager :
Pour compléter vos formations, vous pouvez envisager de rejoindre des organisations professionnelles ou des communautés d’entrepreneurs pour obtenir des conseils, plus d’informations et des opportunités disponibles. Renseignez-vous auprès de votre CCI.
Pour sécuriser votre projet, vous pouvez faire appel à des aides financières proposées par l’Etat. Parmi ces aides, on retrouve le prêt d’honneur pour la création d’entreprise : il ne comporte ni intérêts ni garantie et permet de financer vos frais liés à la création de votre entreprise.
Le fonds de formation professionnelle (CPF) vous permet d’utiliser vos droits à la formation disponibles sur votre compte CPF pour financer votre formation à l’entrepreneuriat.
Renseignez-vous par ailleurs auprès de votre région ou de votre mairie pour faire le point sur les aides régionales disponibles pour les freelances souhaitant investir dans une formation à l’entrepreneuriat.
Le choix du statut juridique adapté à votre situation permet d’entreprendre sereinement. Selon les statuts, vous avez la possibilité de protéger votre patrimoine personnel, opter pour un régime fiscal ou social plus avantageux ou démarrer votre activité avec des formalités moins contraignantes…
Pour vous aider à choisir le meilleur statut juridique, voici un tableau comparatif des statuts couramment choisis par les solopreneurs :
| Critères | Micro-entreprise | Entreprise Individuelle (EI) | SASU |
|---|---|---|---|
| Démarches de création | Très simplifiées (dépôt en ligne sur le guichet unique) | Plus d’options que la micro-entreprise | Longues et complexes |
| Cotisations sociales | Calculées sur le chiffre d’affaires (CA = 0 => pas de cotisations) | Selon le résultat | Selon la rémunération du dirigeant |
| Fiscalité | Possibilité du prélèvement libératoire | Imposition sur le bénéfice | Imposition à l’IS (par défaut) |
| Obligations comptables | Aucune comptabilité obligatoire | Obligations comptables (liasse fiscale, AGA…) | Comptabilité obligatoire |
| TVA | Franchise en base de TVA | Soumise à la TVA | Soumise à la TVA |
| Responsabilité | Illimitée | Limitée depuis la réforme de 2022 | Limitée – patrimoine personnel protégé |
| Plafonds de chiffre d’affaires | Oui | Non | Non |
| Souplesse et évolution | Faible | Moyenne | Élevée (structure souple et évolutive) |
Pour passer de salarié à freelance tout en minimisant les risques, pensez au portage salarial. Ce modèle vous permet de bénéficier du statut salarié tout en restant indépendant dans votre activité. Il est basé sur le fonctionnement suivant : vous êtes salarié porté d’une société de portage qui se charge de toute votre gestion administrative pendant que vous vous consacrez uniquement à votre coeur de mission. Comme un salarié classique, vous êtes couvert par la Sécurité sociale, cotisez pour l’assurance chômage, votre retraite… La société de portage vous verse chaque mois vos honoraires sous forme de salaire. Vous avez donc la garantie d’être payé même en l’absence de mission ou d’impayés. Le portage salarial, c’est l’équilibre juste entre indépendance, sécurité et liberté.
💡Bon à savoir : faites appel à notre société de portage salarial Weepo et son modèle triple T, Transparence, Technologie et Tranquillité pour profiter de l’avantage de l’indépendance avec tout le confort du salariat !
Pour maximiser vos chances, vous devez affirmer clairement votre transition d’employé à freelance :
📌Exemple d’outil de gestion de la productivité pour freelance :
Pour gérer votre quotidien d’indépendant en toute simplicité, pensez à Google Workspace et sa suite complète d’applications connectées pour booster votre productivité.
Vous avez à présent le mode d’emploi pour passer de salarié à indépendant en toute sérénité. Voici l’essentiel à retenir :
En complément, consultez notre article tester son idée d’entreprise pour une transition réussie.
Les avantages à être indépendant résident essentiellement dans la liberté de choisir ses propres missions, constituer sa propre offre de services et travailler avec des clients alignés avec ses valeurs.
Etre salarié peut être plus avantageux car il permet de s’assurer d’un revenu automatique chaque mois et de profiter d’une meilleure couverture sociale. Le travailleur indépendant, en revanche, peut voir ses revenus fluctuer, profite d’une couverture sociale minimale mais bénéficie de plus de liberté.
Pour quitter un CDI intelligemment, privilégiez un mode de rupture vous permettant de bénéficier des allocations chômage et expliquez les raisons de votre départ à votre patron pour vous séparer en bons termes et laisser une image positive de vous-même.


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