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Livre blanc · Étude propriétaire

Baromètre du portage salarial Cinq ans de données Weepo. Cinq sources indépendantes. Un portrait chiffré du salarié porté français.

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Chômage et portage salarial : conditions, attestation et droits ARE

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Le chômage en portage salarial suit le régime salarié : vous cotisez via la société de portage, puis vous pouvez ouvrir des droits ARE si les conditions sont réunies. Ce guide couvre l’éligibilité et l’attestation. Pour le calcul et le cumul ARE, voir l’article dédié.

À retenir :

  • Même logique que le salariat pour ouvrir des droits ARE.
  • Attestation employeur et inscription France Travail indispensables.
  • Calcul et cumul ARE dans l’article dédié.

Quelles sont les conditions ouvrant droit aux allocations chômage en portage salarial ?

Les allocations chômage en portage salarial sont ouvertes au salarié porté qui remplit les conditions classiques de l’assurance chômage : contrat de travail (CDI ou CDD) avec une société de portage, minimum de jours travaillés, et fin de contrat involontaire. L’attestation employeur délivrée par la société de portage est indispensable pour l’inscription à France Travail.

Comme le stipule l’ordonnance n° 2015-380 du 2 avril 2015 relative au portage salarial, tout salarié porté a droit à une assurance chômage en cas d’arrêt d’activité. Cependant, quelques conditions doivent être respectées par le salarié en portage salarial pour pouvoir jouir de ses allocations chômage.

Avoir un contrat de travail avec l'entreprise de portage

Pour pouvoir toucher le chômage, le salarié porté doit avoir signé un contrat de travail tel qu’un CDI ou un CDD avec une agence spécialisée dans le portage salarial. Permettant de vérifier cette condition relative au contrat de travail, l’attestation employeur spécifique au portage est indispensable. L’existence d’un contrat de travail, et notamment d’un lien de subordination sera alors exigée par Pôle Emploi lors de la demande des droits au chômage.

Respecter le nombre minimal de jours de travail

Le non-respect du nombre minimal de jours de travail vous prive de vos droits au chômage et du versement de l’ARE. En 2026, le salarié porté doit en principe totaliser au moins 130 jours travaillés ou 910 heures (environ 6 mois). France Travail recherche cette durée sur les 24 mois précédant la fin du contrat pour les moins de 55 ans, ou sur 36 mois à partir de 55 ans. Un seuil dérogatoire de 108 jours ou 758 heures s’applique notamment aux travailleurs saisonniers et, sous conditions, aux primo-entrants. Vérifiez toujours votre situation sur France Travail.

Disposer d'un statut URSSAF à jour

Sachez que la société de portage est tenue de déclarer chaque nouveau salarié porté à l’URSSAF via la déclaration unique d’embauche (DUE). Celle-ci doit être rédigée et signée par la société de portage. C’est également à cette dernière de s’occuper de verser chaque mois les cotisations sociales et patronales à l’URSSAF avant de procéder au paiement du salarié porté. Puisque le consultant cotise pour ses droits au chômage, il est en mesure de demander l’ouverture de ses droits à Pôle Emploi à l’arrêt de son activité.

Quelle est l'importance de l'attestation portage salarial Pôle Emploi ?

La rumeur selon laquelle l’attestation employeur spécifique au portage n’est plus exigée par Pôle Emploi est complètement infondée. Cette attestation est toujours d’actualité, et toute société de portage salarial n’étant pas en mesure d’en fournir à la fin d’un contrat se trouve dans l’illégalité. En outre, il faut s’assurer que la procédure de fin de contrat soit bien respectée par la société de portage.

Pourquoi faut-il avoir l'attestation employeur ?

Justifiant le changement de situation du consultant, l’attestation employeur permet d’examiner sa demande d’indemnisation. Ce document doit donc être présenté lors de l’inscription en tant que demandeur d’emploi à Pôle Emploi, une étape primordiale pour commencer à bénéficier de ses droits. En cas d’absence d’attestation employeur ou de non-conformité aux exigences, le consultant se verra refuser ses allocations Pôle Emploi.

Comment obtenir cette attestation ?

À la fin de son contrat, tout consultant doit recevoir une attestation portage salarial Pôle Emploi. Cette attestation est délivrée par la société de portage en même temps que le certificat de travail et du solde de tout compte, comme le prévoit le Code du travail. Souvent, c’est l’entreprise de portage qui se charge de les envoyer à Pôle Emploi. Ces documents seront alors ajoutés au dossier de demande d’allocation chômage et enclenchent automatiquement la demande d’ARE.

Comment accéder aux allocations d'ARE en portage salarial ?

Dans le cadre du droit au chômage et portage salarial, un salarié porté peut prétendre aux allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE) sous certaines conditions.

S'inscrire à Pôle Emploi en tant que demandeur d’emploi

Afin d’avoir droit à l’ARE, le consultant porté doit rester inscrit à Pôle Emploi. Comme évoqué plus haut, une attestation employeur sera requise pour l’inscription en tant que demandeur d’emploi à Pôle Emploi. Sachez également que l’inscription en qualité de demandeur d’emploi chez Pôle Emploi n’est possible que pour les salariés portés de moins de 62 ans, soit l’âge du départ à la retraite.

Respecter la durée du temps de travail

Il faut en principe justifier de 130 jours travaillés ou 910 heures pour pouvoir prétendre à l’ARE. Les périodes d’emploi sont recherchées sur 24 mois pour les moins de 55 ans et sur 36 mois à partir de 55 ans. Les contrats peuvent avoir été effectués chez plusieurs employeurs, à condition d’avoir été déclarés et accompagnés des attestations employeur demandées.

Déclarer toute reprise d’activité

Une reprise de mission en portage doit être déclarée lors de l’actualisation mensuelle. France Travail ajuste alors le nombre de jours indemnisés selon le salaire déclaré, sans supprimer automatiquement les droits restants. Pour la formule, les plafonds et des exemples chiffrés, consultez l’article sur le cumul ARE en portage salarial.

La rupture du contrat doit être involontaire

Une fin de contrat de CDD de portage salarial, un licenciement en CDI de portage salarial et une rupture conventionnelle de contrat permettent tous de bénéficier de l’ARE. Par contre, un salarié porté ne peut pas prétendre à l’ouverture de nouveaux droits à la fin d’une mission s’il demeure en CDI de portage. Néanmoins, mettre fin à un contrat de CDI en portage salarial tout en bénéficiant de l’ARE reste possible en provisionnant l’indemnité de rupture du contrat sur le compte consultant.

Où trouver le calcul de l’ARE en portage salarial ?

Le montant dépend du salaire journalier de référence, de la rémunération brute déclarée et des règles France Travail applicables à votre dossier. Cette page reste centrée sur les droits, les conditions d’éligibilité et l’attestation employeur. Retrouvez la formule à jour, les plafonds et des exemples dans notre guide dédié au calcul et au cumul de l’ARE en portage salarial.

Est-il possible de cumuler ses allocations chômage en portage salarial ?

Oui , un salarié porté peut cumuler une partie de ses allocations ARE avec ses revenus de mission, sous réserve de rester inscrit à France Travail et de respecter le plafond de cumul fixé par Pôle Emploi.

Ce guide de référence se concentre sur les conditions d’éligibilité, l’attestation employeur et le calcul de base des allocations ARE. Pour le calcul détaillé du cumul ARE, les exemples chiffrés (déduction des 70 % du salaire brut) et les démarches pas à pas, consultez notre article dédié :

Cumul ARE en portage salarial : calcul et démarches France Travail

Chômage et portage salarial : quelles sont les erreurs à éviter ?

Permettant de percevoir une aide en cas d’arrêt d’activité, le portage salarial est un statut avantageux pour les chercheurs d’emploi. Il offre la possibilité de reprendre son activité sans pour autant renoncer aux allocations chômage de Pôle Emploi, notamment en prolongeant la durée d’indemnisation. Toutefois, pour bénéficier de tous ces avantages, il faudra éviter certaines erreurs.

Démissionner en espérant toucher les allocations chômage

Tout comme un salarié classique, un consultant en portage salarial ne peut bénéficier du chômage que s’il est privé involontairement de son emploi. En d’autres termes, si le salarié porté décide de démissionner, il perd le droit au chômage de sa période de travail en portage salarial.

Bien qu’une démission soit systématiquement proposée, il est vivement recommandé au consultant en portage salarial d’envisager une autre option pour bénéficier du chômage. L’entreprise de portage salarial peut éventuellement proposer une rupture conventionnelle du contrat ou une rupture de la période d’essai.

Ignorer le décompte des jours de congés et de prospection

De nombreuses entreprises de portage salarial ne payent que les jours de travail et décident de ne verser qu’une prime de congés de 10% brut. Ainsi, dans le cas où le consultant a réellement pris des congés, il perd 10% de ses droits au chômage. Il est vivement recommandé de poser ses congés avant la date de la rupture conventionnelle.

Sans cela, l’indemnité de congés donnera lieu à carence sans pour autant prolonger la durée des droits au chômage. Outre le décompte des jours de congés, tenez également compte des jours de prospection. Sachez que le décompte des jours de prospection entre deux missions peut ouvrir des droits à Pôle Emploi.

Prenons l’exemple d’un salarié porté qui facture 10 000 euros par mois pendant trois mois. Si pendant les trois mois suivants il épuise son compte d’activité sans avoir trouvé une mission à temps plein, il aura droit au chômage après la rupture conventionnelle. En effet, l’entreprise de portage lui aura versé six mois de salaire à 3 100 euros brut.

Ne pas rester inscrit à Pôle Emploi

Beaucoup de salariés portés font l’erreur de se désinscrire au chômage une fois qu’ils ont un nouveau contrat. Même si la désinscription au chômage est systématiquement proposée par Pôle Emploi en cas de reprise d’activité, il ne faut pas tomber dans le piège. Sachant que la rémunération n’est pas garantie en portage salarial, le consultant doit à tout prix rester inscrit à Pôle Emploi.

En effet, en restant inscrit à Pôle Emploi, le consultant en portage salarial a la possibilité de cumuler une partie de ses allocations chômage avec sa rémunération en fonction du montant de celle-ci. Cela reste possible peu importe la durée du contrat de travail et jusqu’à la fin des allocations du salarié porté.

Prenons l’exemple d’un consultant en portage salarial ayant travaillé trois mois à temps plein avec les mêmes revenus que l’emploi qui a ouvert le droit au chômage. Même si le mois suivant il rencontre une période d’inactivité et ne touche pas de salaire, il peut percevoir ses allocations chômage comme un mois normal s’il reste inscrit à Pôle Emploi.

Ignorer l'attestation employeur

Une idée reçue selon laquelle Pôle Emploi n’a plus à vérifier l’existence d’un contrat de travail a beaucoup circulé sur internet. Et pourtant, il s’agit d’une des conditions fondamentales pour être éligible aux allocations chômage. Ainsi, le salarié porté est toujours tenu d’apporter la preuve de son contrat de travail par le biais de l’attestation employeur.

Aussi, sans ce document, il n’est pas possible pour le salarié porté de s’inscrire en tant que demandeur d’emploi à Pôle Emploi. Rappelons qu’il s’agit de la première condition pour accéder aux allocations d’ARE en portage salarial. En outre, l'existence de l’attestation employeur provoque un effet domino qui va inévitablement priver un salarié porté des allocations Pôle Emploi.

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Questions fréquentes sur le chômage en portage salarial

Un salarié porté a-t-il droit au chômage ?

Oui, s’il cotise via un vrai contrat de portage et remplit les conditions d’ouverture de droits (volume de travail, rupture involontaire, dossier complet).

Combien de jours faut-il avoir travaillé ?

Le seuil de droit commun est de 130 jours travaillés ou 910 heures sur 24 mois pour les moins de 55 ans, ou 36 mois à partir de 55 ans. Des dérogations existent pour les saisonniers et certains primo-entrants.

L’attestation employeur est-elle obligatoire ?

Oui pour un dossier propre. Elle prouve le contrat et la rupture. Exigez-la en fin de mission avec le solde de tout compte.

Peut-on cumuler ARE et mission en portage ?

Sous conditions, oui. Le détail est dans l’article cumul ARE en portage salarial.

Une démission ouvre-t-elle des droits ARE ?

En principe non. Fin de CDD, licenciement ou rupture conventionnelle restent les voies classiques.

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