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Portage salarial et simulation
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Vous vous lancez en portage salarial et vous vous demandez ce qu'il adviendra de vos droits au chômage ? C'est une question que pose presque chaque consultant indépendant avant de signer avec une société de portage. La réponse courte : oui, le portage salarial et le chômage sont compatibles. Concrètement, si vous étiez salarié avant d'entrer en portage, vos droits à l'ARE (Aide au Retour à l'Emploi) sont préservés, et les cotisations versées pendant vos missions en portage alimentent de nouveaux droits.
À retenir :
Beaucoup de consultants l'ignorent au départ : en portage salarial, vous êtes salarié à part entière. Votre société de portage verse des cotisations sociales, dont des contributions patronales et salariales à l'assurance chômage. C'est là que tout change par rapport à la micro-entreprise ou à la SASU, où l'assurance chômage n'est pas obligatoire.
Résultat : chaque mois de mission en portage s'ajoute à votre compteur d'affiliation chez France Travail. Pour ouvrir des droits à l'ARE en 2026, il faut avoir travaillé au moins 130 jours (soit 910 heures) sur les 24 derniers mois précédant la fin du contrat. Ce seuil est fixé par la convention d'assurance chômage en vigueur, disponible sur le site de l'Unédic.
Une mission de 6 mois à temps plein en portage atteint largement ce plancher. En pratique, la plupart des consultants qui enchaînent les missions dépassent le seuil minimal sans même avoir à y penser.
Et si vous arriviez du salariat classique avec des droits déjà ouverts ? Vous pouvez les conserver en "différé". Le portage salarial ne consomme pas vos droits ARE tant que vous n'avez pas déposé de demande d'indemnisation. Service-public.fr confirme ce point dans ses fiches sur l'assurance chômage.
Oui, c'est possible. Et c'est là que le portage salarial devient particulièrement intéressant pour les consultants qui reprennent une activité de façon progressive après une période d'inactivité.
Le dispositif fonctionne de la manière suivante : France Travail calcule, chaque mois, un nombre de jours non indemnisés proportionnel à vos revenus de portage. Sauf que vous ne perdez pas vos droits pour autant. Ils sont simplement décalés dans le temps. Le reliquat non versé ce mois vous sera accessible plus tard.
Prenons un exemple concret. Un consultant en portage perçoit 2 000 euros nets via sa société de portage et dispose d'un reliquat ARE de 1 500 euros/mois. France Travail applique un abattement de 70 % du salaire journalier brut de portage sur l'allocation mensuelle. Les droits non consommés sont reportés au mois suivant.
C'est un filet de sécurité réel, surtout quand une première mission démarre lentement ou que le TJM du consultant est encore en train de monter. Pour aller plus loin, les règles exactes de calcul sont publiées par l'Unédic.
Quand une mission de portage se termine sans renouvellement, vous pouvez déposer une demande d'allocation chômage si vous remplissez les conditions d'affiliation. Le montant de l'ARE dépend du Salaire Journalier de Référence (SJR), calculé sur le salaire brut versé par la société de portage sur les 24 derniers mois.
Attention au détail : c'est le salaire brut du salarié porté (après déduction des frais de gestion de la société de portage, mais avant cotisations salariales) qui sert de base de calcul. Si votre TJM est de 500 euros et que la société prend 8 % de frais de gestion, votre base de salaire brut est calculée sur environ 460 euros par jour de prestation.
Selon le rapport de l'Unédic publié en 2026, le montant moyen de l'ARE pour les cadres et les professions intermédiaires est d'environ 2 300 euros nets par mois, soit 57 % environ du salaire brut de référence. Pour un consultant en portage avec un TJM de 450 euros sur 10 à 15 jours par mois, l'ARE peut facilement dépasser 2 500 euros mensuels.
Pour anticiper ces chiffres avant même de choisir votre société de portage, le simulateur de Weepo vous permet d'estimer votre salaire net en portage, base utile pour projeter vos droits futurs à l'ARE.
Un consultant en portage peut se retrouver entre deux missions. La société de portage maintient le contrat de travail, pourtant aucun salaire n'est versé faute de facturation. Ce vide n'est pas sans solution.
Si vous avez des droits ARE ouverts (acquis avant ou durant le portage), vous pouvez les activer pendant cette période d'intermission. C'est précisément ce que prévoit la Convention collective nationale du portage salarial, disponible sur Legifrance, pour les périodes sans activité facturable.
À noter : si vous restez plus de 3 mois consécutifs sans mission, certaines sociétés de portage peuvent mettre fin au contrat. Dans ce cas, une rupture conventionnelle ou un licenciement ouvre de nouveaux droits chômage, calculés cette fois sur vos salaires de portage perçus. Une nouvelle fenêtre de droits s'ouvre.
Autre piste : le portage salarial avec Weepo inclut un accompagnement actif pour trouver des missions. Moins de temps entre deux contrats, c'est aussi moins de recours à l'ARE, et plus de cotisations qui s'accumulent pour l'avenir.
Oui. Le portage salarial génère des cotisations à l'assurance chômage. Lorsque votre mission se termine, vous pouvez ouvrir des droits à l'ARE auprès de France Travail, à condition d'avoir travaillé au minimum 130 jours sur les 24 derniers mois.
Oui. La société de portage verse des cotisations patronales et salariales à l'assurance chômage chaque mois, exactement comme tout employeur classique. Chaque mois de salaire versé en portage valide des droits futurs à l'ARE.
France Travail calcule un nombre de jours non indemnisés en fonction de vos revenus de portage du mois. L'allocation restante est reportée au mois suivant. Vous ne perdez pas vos droits, ils s'étalent simplement dans le temps.
En 2026, il faut avoir travaillé au moins 130 jours (ou 910 heures) sur les 24 derniers mois pour déclencher une période d'indemnisation ARE. Une mission de 6 mois à temps plein en portage atteint généralement ce seuil.
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