
Note d'intention : définition, modèle et exemple freelance
Note d'intention : définition, contenu à inclure, modèle et exemple concret pour consultant ou freelance. Rédigez une page claire qui convainc client ou banque.
Baromètre du portage salarial
Cinq ans de données Weepo. Cinq sources indépendantes. Un portrait chiffré du salarié porté français.
Blog
Portage salarial et simulation
Découvrez le dispositif et estimez votre revenu net en quelques clics.
Choisissez un outil : il s’ouvre dans un nouvel onglet avec un message prêt à résumer cette page.

Camille a quitté son poste de chargée de projet en rupture conventionnelle au printemps. Deux mois plus tard, elle facture ses premières missions en micro-entreprise et une question la ronge : va-t-elle perdre son allocation ? Bonne nouvelle, pas forcément.
Un auto-entrepreneur peut cumuler chômage et activité : France Travail déduit 70 % du revenu de la micro-entreprise (après abattement forfaitaire) de l'ARE mensuelle. Les jours non payés sont reportés, pas perdus. Les droits doivent exister avant la création.
Pour cumuler, vos droits à l'ARE doivent déjà exister : l'activité de micro-entrepreneur n'ouvre elle-même aucun droit au chômage, puisqu'elle ne cotise pas à l'assurance chômage. C'est le point que beaucoup découvrent trop tard. Vos droits viennent de vos anciens contrats salariés. Il faut avoir travaillé 130 jours (910 heures) sur les 24 derniers mois, comme on le détaille dans notre guide sur la durée de travail nécessaire pour toucher le chômage.
Deux situations se présentent. Vous êtes déjà inscrit à France Travail quand vous créez votre micro-entreprise : le cumul est ouvert. Vous créez d'abord, puis vous perdez involontairement un emploi salarié (licenciement, fin de CDD) : le cumul reste possible, d'après Service-public Entreprendre. Un détail à vérifier avant de vous lancer : la clause de non-concurrence de votre ancien contrat, qui peut limiter l'activité que vous exercez.
Chaque mois, France Travail retient 70 % de votre revenu d'activité pour réduire votre allocation, et ce revenu n'est pas votre chiffre d'affaires brut : c'est le chiffre d'affaires diminué d'un abattement forfaitaire propre à votre activité. Plus l'abattement est élevé, moins vous perdez d'allocation. Voici les taux appliqués :
| Type d'activité | Abattement | Part du CA retenue |
|---|---|---|
| Vente de marchandises | 71 % | 29 % |
| Prestations de services, locations meublées | 50 % | 50 % |
| Professions libérales (BNC) | 34 % | 66 % |
Prenons un consultant en BNC qui encaisse 3 000 € dans le mois. Revenu retenu : 3 000 € × 66 %, soit 1 980 €. On en prend 70 %, ce qui donne 1 386 €. Avec une ARE de 57 € par jour, cela équivaut à 24 jours non indemnisés (1 386 / 57). Sur un mois de 30 jours, il touche donc l'allocation pour les 6 jours restants, soit 342 €, en plus de ses 3 000 € de facturation. Et les 24 jours non payés ? Ils repoussent la fin de vos droits au lieu de disparaître.
Deux garde-fous existent. Le total allocation plus revenus ne peut pas dépasser le salaire mensuel moyen brut qui a servi à calculer votre ARE. Et le cumul est limité à 60 % des droits restants à la date de création : une fois ce plafond atteint, les versements s'arrêtent. En cas de blocage, une demande de maintien auprès de l'instance paritaire régionale reste possible sous conditions strictes (aucun revenu tiré de l'activité, notamment).
N'oubliez pas non plus que le régime micro a ses propres limites : en 2026, les plafonds sont de 83 600 € de chiffre d'affaires pour les services et de 203 100 € pour la vente, selon l'Urssaf. Notre article sur le plafond micro-entreprise 2026 explique quoi faire en cas de dépassement.
L'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise) est un capital égal à 60 % du reliquat de vos droits, versé à la place de l'ARE mensuelle. Les deux options ne s'additionnent pas, d'où l'intérêt de trancher à tête reposée et de confirmer les conditions auprès de France Travail avant de signer quoi que ce soit.
L'ARCE séduit quand le démarrage coûte cher : matériel, assurance, site, premiers mois sans trésorerie. L'ARE mensuelle tient mieux la route quand vos revenus seront irréguliers, parce qu'elle joue le rôle d'un salaire de secours et que les jours non consommés se reportent. Autre point à peser : choisir l'ARCE revient à renoncer en pratique aux 40 % de droits restants.
Le cumul ne fonctionne que si vous déclarez tout, au bon endroit et au bon moment. Un oubli se paie en trop-perçu à rembourser.
Côté Urssaf, la déclaration est mensuelle ou trimestrielle selon votre choix. Notre calendrier de déclaration URSSAF auto-entrepreneur vous évite les mauvaises surprises de dates.
En portage salarial, vous restez salarié : la société de portage cotise à l'assurance chômage et chaque mission ouvre ou prolonge vos droits, ce que la micro-entreprise ne permet pas. Pour un consultant qui enchaîne les missions, la différence se voit le jour où une mission s'arrête et où il faut reconstituer un revenu.
Ce n'est pas un choix à faire à l'aveugle. Le simulateur de salaire en portage de Weepo chiffre votre net avant toute décision, et la page portage salarial détaille le fonctionnement. Pour le détail des droits, voir aussi le guide chômage et portage salarial, notre article sur le calcul du cumul ARE en portage et celui qui compare portage salarial et auto-entrepreneur.
Oui, si vos droits à l'ARE sont ouverts. France Travail réduit alors votre allocation de 70 % du revenu retenu pour votre activité, après abattement forfaitaire. Vous continuez à être indemnisé sur les jours non neutralisés.
Oui, chaque mois, lors de l'actualisation, même si le chiffre d'affaires est nul. Il s'agit du montant encaissé. Cette déclaration vient en plus de celle faite à l'Urssaf.
Plus vous encaissez, plus de jours sont neutralisés. Dans certains cas, aucune allocation n'est versée ce mois-là, mais les jours non payés sont reportés et prolongent vos droits.
Cela dépend de votre besoin de trésorerie. L'ARCE verse un capital de 60 % du reliquat de droits, l'ARE mensuelle sécurise vos revenus plus longtemps. Demandez une simulation à France Travail avant de choisir.
Non. Le micro-entrepreneur ne cotise pas à l'assurance chômage. Pour constituer de nouveaux droits, il faut retravailler comme salarié, par exemple en portage salarial.
Choisissez un outil : il s’ouvre dans un nouvel onglet avec un message prêt à résumer cette page.

Auteur

Responsable Marketing & Communication chez Weepo, je suis passionnée par l'animation du réseau et l'accompagnement de nos consultants. J'organise des événements parisiens et accompagne nos équipes régionales pour créer des moments d'échange enrichissants dans l'écosystème du portage salarial.
Suite

Note d'intention : définition, contenu à inclure, modèle et exemple concret pour consultant ou freelance. Rédigez une page claire qui convainc client ou banque.

Contrat de sous-traitance : définition, loi de 1975, clauses à inclure, paiement et différence avec la prestation de services. Le guide pour freelances.

Versement libératoire 2026 : conditions, taux de 1 à 2,2 % et calcul. Comparez-le à l'impôt classique avec deux exemples chiffrés avant la date limite.